Films

Affiche de Kidnappés

Kidnappés

Un film de Miguel Angel Vivas
Avec Fernando Cuyo, Manuela Vellés, Ana Wagener
Horreur | Espagne | 2010 | 1h22
Kidnappés, asphyxiant d’horreur
Après avoir réalisé deux courts-métrages, Miguel Angel Vivas s’attèle à son premier long et met en scène l’histoire d’une séquestration familiale orchestrée par des ravisseurs obnubilés par l’argent.
Une introduction asphyxiante montre une personne ensanglantée, victime d'un séquestre. Cette scène, essentielle au film, expose clairement au spectateur ce qui l’attend par la suite : une plongée dans l'effroi. Jaime, Marta et leur fille, Isa, représentent la famille aisée madrilène typique. Heureux d’avoir emménagé dans une villa d'une banlieue chic, ils s’apprêtent à fêter l’évènement !
Mais ils sont violemment séquestrés par trois hommes cagoulés qui n’en veulent apparemment qu’à leur argent. Les kidnappeurs ordonnent à Jaime d'aller retirer de son compte en banque tout ce qu'il possède tandis qu'ils retiennent Isa et Marta.
A lire l’histoire, on s’attend à voir un thriller conventionnel, mais le film va sombrer progressivement dans l’horreur. Le réalisateur n’hésite pas à filmer crûment la violence, jusqu’à montrer des meurtres ou des viols sanglants et choquants. Le spectateur, lui, regarde Kidnappés avec une boule au ventre. Ce qui rend le film insoutenable, c’est qu'il est impossible d’anticiper l’action : le spectateur apprend tout en même temps que les personnages.

Mise en scène originale

Le réalisateur, qui s’est inspiré de faits divers espagnols parmi les plus cruels, a voulu privilégier une approche réaliste. Pour ce faire, il a utilisé une caméra steadycam qui lui a permis de suivre au plus près ses personnages en multipliant les plans séquences. La scène la plus réussie est sans nul doute celle du début, où l’on contemple, sans discontinuité, la famille qui peaufine les derniers détails de l’emménagement. On retrouve ici l'influence de Gus Van Sant qui avait utilisé avec talent les possibilités du steadycam dans Elephant. Miguel Angel Vivas a aussi eu recours au split screen qui permet de voir plusieurs scènes à l'écran. Utilisée à trois reprises dans Kidnappés, cette technique aiguise l’aspect angoissant en permettant d'assister, par exemple, à deux scènes cruelles de façon simultanée.

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