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Une analyse de Jacques Kermabon
Un chien andalouAprès un court prologue nous montrant le réalisateur lui même sectionnant avec un rasoir l’oeil d’une jeune femme, ce film truffé d’images obscures, semble décrire les obstacles divers qu’un jeune homme rencontre pour rejoindre la femme (celle du prologue), objet de son désir. A un moment, il croise un double qu’il abat avec un revolver. La femme lui échappe finalement et se retrouve sur une plage avec un autre homme. La mer dépose sur la grève des objets ayant appartenu au premier homme et qu’ils rejettent à la mer. Un court épilogue, une image fixe, nous montre l’homme et la femme enterrés dans le sable jusqu’aux épaules. Un film qui s’éprouve Quel autre court-métrage peut se vanter d’avoir suscité autant d’exégèses, au point qu’assez vite les textes consacrés à Un chien andalou commençaient en relevant l’absurdité d’ajouter une nouvelle interprétation à toutes celles déjà proposées. Le plus fascinant demeure que, quand bien même on connaîtrait toutes ces approches, elles n’entament en rien le choc que procure chaque vision de ce film, ni son mystère. La modestie s’impose donc face à ce labyrinthe de sens. Tout au plus peut-on tenter de restituer les conditions de naissance d’Un chien andalou et d’essayer de comprendre comment ce film unique continue de tenir tête face aux analyses de tous poils. Lire la suite Cette analyse est un extrait du dossier pédagogique de "Lycéens au cinéma en région Centre" publié en 2001 par Centre Images. |
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