 |
|
Myriam Mayer
La ville, espace d’une rencontre : Le marin et la putain
En construcción, José Luis Guerin
Myriam Mayer termine une thèse sur « l’oeuvre cinématographique de José Luis Guerin » au Centre Aixois d'Etudes Romanes. Elle nous propose ici une analyse de séquences autour d'un documentaire de ce réalisateur, En construcción (2001), présentée lors du colloque « La ville dans le documentaire espagnol ».
« La ville que nous voyons dans le documentaire est, « au terme du montage, la construction symbolique d’un territoire urbain, dans lequel nous recherchons des points d’ancrage. » Il y a deux ans, Jacques Terrasa s’était intéressé à la « matrice urbaine » représentée dans En construcción. Dans ce travail, il observait la présence d’icônes architecturaux permettant de nous situer dans l’espace filmique : L’Eglise St Pau, les trois cheminées du Paral.el, l’horloge tournante du BBVA.
Pour ce colloque, j’ai décidé de reprendre cette question posée par Jacques Terrasa: « Comment trouver nos marques dans la construction symbolique d’un quartier? » en m’intéressant, cette fois, au paysage humain du film. Car, si En construcción nous offre de nombreux points de repères spatiaux permettant de nous situer dans l’espace physique du Barrio Chino; ce qu’il nous offre surtout, c’est une image de ses habitants. Une image qui nous permet alors de nous situer dans un quartier populaire, dans un espace social, culturel, humain. Dès lors, nos repères sont des silhouettes, des voix, des visages qui, grâce à la construction filmique, nous sont rendus familiers.
Pour étudier ce quartier populaire reconstruit symboliquement par le montage du film, j’ai choisi de « déconstruire » une courte séquence de En construcción. » Lire la suite
Lire l'intégralité de l'analyse
|