Dans une boîte sordide, Nino interprète pitoyablement son numéro de chanteur face à des légionnaires bruyants, violents qui se comportent en brutes maîtresses du lieu. L’incident (attendu) explose lorsqu’il tue accidentellement leur mascotte, une chèvre. Bruno, criblé de dettes, tente vainement de calmer la situation. Après une visite rapide chez la mère de Nino, avec laquelle il vit et ne parle plus depuis plusieurs années, les deux rescapés partent pour Madrid afin de passer un casting. Seulement Nino, à l’air quelque peu abruti, fait un blocage sur scène jusqu’à ce que Bruno le gifle d’une manière qui entraîne adhésion et éclat de rire du public. Le comique de leur duo est né. Leur succès va s’accroître au fil des humiliations infligées à l’introverti.
Le show a des répercussions sur leurs vies notamment dans les rapports avec les femmes « fans » qu’ils rencontrent. En effet Alex de la Iglesia utilise le climat de répression de la dictature franquiste pour offrir au preneur de claque une revanche magistrale, hors caméra, sur son co-équipier. La liaison avec une femme qu’ils avaient convoitée tous les deux, au profit finalement du meneur, se rompt lors de la fausse arrestation orchestrée par Nino. La lâcheté et la traîtrise de Bruno face à sa compagne engagée dans la résistance vont lui être fatale. Ce dernier réplique, devant caméra, en offrant aux spectateurs le privilège de claquer directement son partenaire. Ce coup monté va constituer la pierre d’achoppement de la haine que vont alors se vouer les deux hommes alors même qu’ils acceptent d’être dépendants l’un de l’autre par le numéro rémunérateur qu’ils jouent. La violence dégénère dans leurs vies privées. Nino va prendre une terrible revanche télévisée le 23 Février 1981, jour de la tentative de coup d’état commandité par le général Armada ; le lieutenant colonel Tejero va séquestrer ministres et parlementaires au Congrès avec le soutien de gardes civils armés. Cet évènement empêche les producteurs du spectacle d’intervenir pour tempérer le jeu dangereux (l’auraient-ils fait d’ailleurs ?) auquel se prête Nino et Bruno. Les règlements de comptes s’achèvent en folie meurtrière sous les encouragements du public.
Alex de la Iglesia, tout en reconstruisant un univers symbolique populaire au travers des mass média, déploie une fois de plus son arsenal de petites méchancetés et décrit une humanité coupable de terribles pulsions de mort. Au-delà de l’humour noir, il réussit le portrait de deux hommes qui ne peuvent ni vivre ensemble, ni se passer l’un de l’autre.
Elise David
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Festival du cinéma espagnol de Nantes 2012Un film de Nantes avec Alex de la Iglesia et beaucoup d'autres. Sortie le 15 mars 2012.
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La Chispa de la vida (Goya 2012)Un film de Álex de la Iglesia avec Jose Mota, Salma Hayek, Diego Calderón, Fernando Tejero, Santiago Segura, Juan Luis Galiardo. Sortie le inconnue.
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Balada triste : premières minutes !Un film de Alex de la Iglesia avec Carlos Areces, Antonio de la Torre, Carolina Bang, Santiago Segura, Manuel Tallafé. Sortie le 22 juin 2011.
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Balada tristeUn film de Álex de la Iglesia avec Carlos Areces, Antonio de la Torre, Carolina Bang, Santiago Segura, Manuel Tallafé. Sortie le 22 juin 2011.
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Le Jour de la bête (extrait 1 VF)Un film de Alex de la Iglesia avec Alex de la Iglesia avec Alex Angulo, Armando De Razza, Santiago Segura, Terele Pavez, Nathalie Sesena. Sortie le 23 juillet 1997.
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Le Jour de la bêteUn film de Alex de la Iglesia avec Alex Angulo, Armando De Razza, Santiago Segura, Terele Pavez, Nathalie Sesena. Sortie le 23 juillet 1997.
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Mort de rireUn film de Alex de la Iglesia avec Santiago Segura, El Gran Wyoming, Álex Angulo, Carla Hidalgo. Sortie le 1er janvier 1999.
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Mes chers voisins (extrait)Un film de Alex de la Iglesia avec Carmen Maura, Eduardo Antuna, Maria Asquerino, Jesús Bonilla, Marta Fernandez Muro. Sortie le 7 mars 2002.
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Crimes à OxfordUn film de Alex de la Iglesia avec Elijah Wood, John Hurt, Leonor Watling, Dominique Pinon, Julie Cox
. Sortie le 26 mars 2008.
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Crime farpaitUn film de Alex de la Iglesia avec Guillermo Toledo, Monica Cervera, Enrique Villen, Fernando Tejero. Sortie le 11 mai 2005.
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800 ballesUn film de Alex de la Iglesia avec Sancho Gracia, Angel de Andres Lopez, Carmen Maura, Eusebio Poncela, Terele Pavez. Sortie le 14 avril 2004.
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Alex de la Iglesia - Balada tristeinterview Entretien avec Alex de la Iglesia au sujet de Balada Triste. Son film est pour lui une manière de mettre en scène les horreurs du passé, les non-dits et la violence symbolique qui rongent encore la société espagnole. |
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Balada tristeA l'affiche Dans Balada Triste, Alex de la Iglesia met en scène deux clowns, l'un triste et l'autre gai, qui vont s'affronter pour l'amour d'une femme. Le réalisateur utilise comme toile de fond la guerre civile, puis les années 60-70... |
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Le Jour de la bêteA l'affiche Un curé basque pense avoir trouvé la date de naissance de l’Antechrist mais doit pour cela trouver la bébé qui servira de réceptacle à l’Immonde. Afin d’identifier le bébé en question et le tuer, il doit se rapprocher du Diable... |
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Crimes à OxfordA l'affiche La somme des meurtres ² + un professeur de mathématiques + un étudiant = un thriller de Alex de la Iglesia. |
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Alex de la Iglesia - Crimes à Oxfordinterview Avec Crimes à Oxford Alex de la Iglesia abandonne le registre de la comédie noire espagnole pour un thriller tourné en anglais avec des acteurs de premier plan (Elijah Wood, John Hurt). |
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Le Crime farpaitA l'affiche Six fois nominé aux Goya en 2005, Alex de la Iglesia nous livre ici une œuvre transgressive qui se plaît à mêler polar, humour noir et gags burlesques en tout genre |
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Mort de rireA l'affiche Alex de la Iglesia signe, à travers cette histoire burlesque sur fond d’humour grinçant, une vision rétrospective de l’Histoire espagnole |
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Alex de la IglesiaPortrait Le festival Cinespaña organise un clin d’œil au réalisateur basque qui viendra discuter de son travail à la Cinémathèque de Toulouse entre le 29 septembre et le 8 octobre 2006. |